Et voilà c’est fini, voilà 10 mois
en Australie et il est l’heure pour moi de rentrer.
Bien évidemment j’ai énormément de choses à vous raconter, si ce n’est déjà fait avec le blog que j’ai tenté de remplir du mieux que possible et ce dans le but de vous faire partager mon aventure…
Du coup, venons en au fait : que dire sur l’Australie ?
Je parlerais de ce pays à la manière dont je l’ai vécu car la taille de celui-ci et la diversité qui y règne ne permet vraiment pas d’en faire une généralité. Cela-dit ce que je peux vous en dire après ce périple de 308 jours aux quatre coins du continent c’est que c’est un pays qui mérite d’y consacrer un petit bout de sa vie, croyez-moi…
Du coup concernant la vie ici, il faut savoir qu’elle est moins chère qu’en France, le voyage y est vraiment aisé du fait du nombre de Backpackers (auberges de jeunesse) qui représentent d’ailleurs une bonne partie de l’économie australienne (c’est impressionnant le nombre de voyageurs qu’il y a, et du coup on y apprend sur le monde entier). Bien evidemment la taille du pays offre un florilège de températures différentes ce qui fait que là-bas il est assez facile d'y rester en été toute l'année ou presque. Ici il est aussi assez facile d’y trouver les moyens d’alimenter en argent son périple, la paperasse c’est de la gnognotte, 10 minutes en tout te suffiras à ouvrir et fermer ton compte en banque, le téléphone une carte d'identité suffit et l’enregistrement de ton numéro de travailleur se fait en cinq minutes sur le net. Le travail d’ailleurs peut être assez précaire, car le patron fait de toi ce qu’il veut, mais ceci ne vous empêchera pas de dormir étant donné que les offres dépassent aisément les demandes. Et ici, pas besoin de se faire chier à faire 5 ans d’étude pour se retrouver à bouffer des cacahuètes un soir de fête… En parlant de fête on ne peut pas dire qu’ils soient les derniers au championnat du monde de levé de coude, même si pourtant l’alcool y reste assez chère. Leur fierté nationale concernant la bouffe, c’est leur « Barbie » (barbecue) dans lequel ils te font tous ce que tu veux, bon cela-dit ils n’ont que ça. Sinon le sport y est très présent disons que beaucoup d’entre eux, je parle pour ceux de la ville, font leur petit jogging avant d’aller ou après avoir travaillé, et bah ouai ce n’est pas le tout mais faut éliminer les nombreux calories "alcooliques" ingurgités.
Tout n’y est pas rose non plus, il ne faut pas exagérer, ils ont un gros problème à gérer entre la population blanche et aborigènes. Dans le bush les décharges à ciel ouvert laissent échapper une grosse fumer noire provenant des nombreuses cannettes vides de la veille, il n’y a pas un endroit où tu ne vois pas un évier qui goutte alors que pourtant la sécheresse leur cause beaucoup de problèmes, ici la sécurité sociale n’est pas celle de la France, un gros moins pour la population mais surement un gros plus pour l’état. Aussi, pour les backpackers, où auberges de jeunesses et bien il faut s'attendre à tous les conforts. Du fait de son histoire recente, soit moins de 200 ans concernant l'arrivée des colons, et bien la vie ici est très peu culturelle, il y a très peu de choses anciennes à découvrir. Sinon il y a des endroits où il est impossible d'en profiter à 100 pour cent sauf au couché et levé du soleil (Mouches..., soleil ravageur, méduses t'empechant de te baigner, pluie diluvienne durant des jours, humidité irréspirable... mais cela-dit c'est à vivre). Et enfin, comme tout le monde le sait, là-bas une simple balade en forêt, ou sur une rivière sympa ou encore une nage en mer peut s’avérer le dernier périple de ta vie…
Sinon le voyage ici est « facile », oui j’insisterai sur les guillemets car il faut savoir que ce pays reste très immense (j’y ai parcouru pour exemple plus de 20 000 bornes entre le train, le camion, et la voiture et ceci sans compté l’avion que je n’aurai jamais autant pris de ma vie, je crois vraiment que le seul moyen de s’en rendre compte c’est d’y pointer le bout de son nez), ici on y parle l’anglais ou un mélange parfois d’aborigènes et australiens bourrés. Sinon tu te retrouve un peu à 17 000 kms de la maison pour nous français, c'est-à-dire dans une contré très très lointaine (« Far Far Away »). Mais cela-dit malgré mon anglais très très médiocre, et le peu d’expérience dans le « backpacking », c’est un pays qui m’aura offert l’opportunité d’en apprendre énormément sur l’anglais et surtout sur le mot « voyage » en lui-même.
Une quantité impressionnante d’Australiens, de part le passé récent de leur pays, on eu l’habitude de voyager que se soit dans leur pays, en Europe, ou le reste du monde pour certains, et du coup beaucoup d’entre eux sont là pour t’aider même si le lendemain tu sais pertinemment qu’ils ne te reverront jamais. Sinon ici il y en a pour tous les goûts, de la jungle tropicale, à l’île paradisiaque, en passant par le désert lunaire; du soleil farniente, au cyclone dévastateur ; de la côte sauvage où seul animaux et flore atypiques t’accompagnent dans ta marche, à la côte touristique ornée de ces grands buildings ; de la vie dans le bush (en swag autour d’un feu) aux hôtels « 1000 étoiles » sur la côte, et même de la femme aborigène complètement bourré sur le trottoir, à la bombasse australienne bien découverte, bref une façon impressionnante de vivre différemment l’Australie. Me concernant j’aurais eu la chance d’en découvrir un maximum, que ce soit de la vrai vie de backpacker à la vrai vie Australienne, et ce que ce soit sur la côte que dans les terres bien bien profondes, c'est-à-dire du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Sud en passant pas le centre. Une autre chose importante concernant le voyage c’est qu’il est vraiment impossible de prévoir ce que tu seras et où tu seras dans un mois voir même dans une semaine, et ca c’est ce qui m’a le plus séduit, ici j’ai vraiment appris à vivre au moment présent.
Du coup si vous êtes comme moi à l’avoir visité, apprécié ou pas, ou si vous y envisagez un « petit saut » ou pas, et bien n’hésitez pas je serais le premier à vouloir en parler car même si cette grande page, de ce livre qu’est ma vie, est tournée, le marque page y restera à jamais coincé…
Cette vie me manque déjà et pourtant je ne suis encore que dans le train direction la maison, la famille, les potes…
En tout cas, ce voyage m’aura appris une chose :
”On a qu’une vie, so take it easy”
Surtout n'hésitez pas à continuer à me laisser des messages même si je suis plus près de vous maintnenant, et merci encore pour m'avoir suivi.
Je vous déposerais d'ailleurs les meilleurs photos que j'ai pu capturer durant ce merveilleux voyage... donc revenez me voir.